Nutricia

 
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> Dénutrition des personnes âgées

Les personnes âgées

 
Le vieillissement à lui seul n'est pas une cause de dénutirtion, mais il implique la survenue de nombreux évènements qui influencent l'apport nutritionnel. La prévalence de la dénutrition est variable en fonction de l'âge et du lieu de vie :
    A domicile : 3% et environ 10 % au-delà de 80 ans
    En institution : 19 à 60 % selon la méthodologie retenue et le type d'institution (maison de retraite, long séjour...)
    A l'hôpital : une dénutrition modérée à sévère est observée chez environ un malade âgé sur deux admis en court séjour.
   
Démences et maladie d'Alzheimer, pathologies pourvoyeuses de dénutrition
 
A partir des résultats de l'étude coopérative européenne qui réunit les données de 11 cohortes de sujets âgés de plus de 65 ans, l'incidence de la démence en France serait estimée à 140 000 nouveaux cas dont 100 000 maladies d’Alzheimer. Compte tenu du vieillissement de la population et d'une incidence qui augmente avec l'âge, le nombre total de patients atteints de démence pourrait atteindre 800 000 en 2010 dont 550 000 malades d'Alzheimer.

Or, les troubles démentiels sont étroitement associés à un risque de dénutrition : 50 % de sujets déments en institution présentent des signes anthropométriques et biologiques de dénutrition protéino-énergétique. Une perte de poids est fréquemment observée notamment chez les sujets atteints de démence de type Alzheimer pour lesquels l'amaigrissement est plus important que chez les patients présentant une démence vasculaire par exemple.

Avec l'augmentation de l'espérance de vie, l'effectif de la population âgée de 75 ans ou plus en France, connaît une forte croissance : plus de 4 millions aujourd'hui contre 2,3 millions en 1962. D'ici 2010, les plus de 75 ans devraient augmenter encore de 1,3 million.
   
Les patients atteints d'AVC
 
La fréquence de la dénutrition après AVC varie entre 8% et 34%. Le lien direct entre troubles de la déglutition (30 à 50% des cas en phase aiguë) et dénutrition 1 mois après un AVC est établi.

Mais l'atteinte déficitaire liée à l'AVC n'est pas le seul facteur causal : un nombre significatif de patients qui arrivent à l'hôpital pour AVC sont déjà dénutris à l'entrée et présentent une surmortalité nette (37% versus 20% chez les sujets dont l'état nutritionnel est normal, à 6 mois).

Des études ont dailleurs montré que le taux d'albumine sérique, utilisé comme marqueur de l'état nutritionnel avait un impact pronostique.